Un garage et une cave inspectés à la lampe
Le 22 septembre, vers 8h40, l'équipe est arrivée au 14 rue du Bras-de-Fer, à deux pas de la place Jean-Jaurès, avec une lampe frontale et une échelle. La copropriété, un immeuble de cinq niveaux dont la construction remonte aux années 1830, demandait un avis avant réfection des combles. Sophie Leroy, qui conduit les travaux chez Galengenx, a ouvert la visite par le garage en rez-de-chaussée, puis par la cave voûtée qui sert de local vélos aux résidents.
Deux désordres ont été constatés immédiatement, et un troisième a demandé une vérification plus longue. La sablière côté cour présente une perte de section d'environ un tiers sur 1,80 mètre, sous la deuxième ferme en partant de l'ouest.
Plus haut, dans les combles non aménagés, une panne intermédiaire s'affaisse de 3,5 centimètres sur la travée centrale.
Ce que cela change pour les occupants
Le constat modifie d'abord une chose simple : les deux logements du dernier étage ne peuvent plus recevoir de charge lourde, ce qui concerne directement la famille Benali, installée au quatrième depuis 2011, et qui venait d'acheter un piano droit. Aucun effondrement n'est en cause et aucun arrêté de péril n'a été pris par la mairie, mais la copropriété a voté le 24 septembre une provision de 18 400 euros pour désigner un maître d'œuvre et lancer un appel d'offres avant la fin novembre.
Trois lots sur onze sont concernés par les travaux à venir, et la question du relogement temporaire n'a pas encore été tranchée.
Le calendrier des prochaines étapes
Olivier Roux, qui tient l'accueil et les rendez-vous, a reçu sept appels de résidents entre le 23 et le 25 septembre, essentiellement pour savoir si les assurances pouvaient être mobilisées. La réponse dépend des contrats, et l'administration de la copropriété, représentée par sa présidente, Nadia Ferrand, se charge des demandes auprès des assureurs.
Le diagnostic structurel complet doit être rendu avant le 15 décembre 2026.
Une réunion de suivi est prévue le 9 octobre, à 18h00, dans la salle commune du 22 rue du Bras-de-Fer, avec un accès par la petite cour intérieure.
Une méthode reproductible dans le centre ancien
Le cas n'est pas isolé : sur les douze immeubles contrôlés depuis janvier 2025 dans le secteur des Arceaux et de l'Écusson, neuf présentaient une atteinte des abouts de poutre liée à une infiltration ancienne. Les causes se ressemblent, l'eau de pluie qui descend le long des conduits encastrés et stagne dans les murs de pierre.
Galengenx EURL, dont l'atelier se situe au 157 boulevard Pasteur, à Montpellier, intervient sur ces bois depuis 1995. L'entreprise ne touche ni aux réseaux électriques, ni aux circuits de froid, ni aux véhicules, et ne traite pas les charpentes contre les insectes avec des produits biocides : le remplacement des pièces dégradées se fait à l'atelier, sur plan, avec des essences sélectionnées.
Les résidents peuvent joindre l'atelier au 04 37 45 71 10 ou écrire à [email protected].